Livre: La lenteur de Kundera

Publié le par Jémlyre

Titre: La lenteur                   
Auteur: Kundera Milan
Edition: Gallimard , collection Folio
Pages: 192





4è de couverture
:

" Tu m'as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux. Une Grande Bêtise Pour Ton Plaisir. J'ai peur que le moment ne soit venu. Je veux seulement te prévenir : fais attention. " J'incline la tête encore plus bas. " Te rappelles-tu ce que te disait ta maman ? J'entends sa voix comme si c'était hier : Milanku, cesse de faire des plaisanteries. Personne ne te comprendra. Tu offenseras tout le monde et tout le monde finira par te détester. Te rappelles-tu ? - Oui, dis-je. - Je te préviens. Le sérieux te protégeait. Le manque de sérieux te laissera nu devant les loups. Et tu sais qu'ils t'attendent, les loups. "


Mon avis
:

Je viens de terminer "La lenteur" de Kundera, roman très court qu'il a écrit en français .
Le roman est certes court , mais plein de sens .Point de superflu et beaucoup de franc -parler ce qui ne m'étonne pas de l'auteur que j'ai découvert à travers son recueil de nouvelles : "risibles amours".
Kundera décrit avec beaucoup d'humour notre époque éprise de vitesse, où l'individu ne prend plus le temps de savourer et d'apprécier les choses.
Avec la vitesse, l'homme moderne oublie vite et s'oublie.
Citation : "Dans la mathématique existentielle, cette expérience prend la forme de deux équations élémentaires: le degré de la lenteur est directement proportionnel à l'intensité de la mémoire;le degré de la vitesse est directement proportionnel à l'intensité de l'oubli".
Kundera aborde aussi les thèmes du plaisir(notamment les enseignements d'Epicure) et du "paraître", en faisant sans cesse des retours dans les siècles passés pour montrer comme les choses ont changé.
En effet, de nos jours , l'humain est beaucoup plus obsédé par le paraître et le besoin de séduire ses pairs.Il est forcé de mentir , d'être faux , de "faire le danseur" ce qui le met souvent dans des situations cocasses, alors pour oublier il "accélère", il fuit (Comme Vincent sur sa moto).
Un livre très agréable à lire et très instructif...Vous tire un sourire à chaque page.
L'auteur se positionne en observateur (il est aussi un personnage du roman) et regarde les autres interagir.

Publié dans Romans contemporains

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