Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 13:34

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4è de couverture:

«Je me souvenais qu'un jour, dans une plaisanterie sans gaîté, Charlotte m'avait dit qu'après tous ses voyages à travers l'immense Russie, venir à pied jusqu'en France n'aurait pour elle rien d'impossible [...]. Au début, pendant de longs mois de misère et d'errances, mon rêve fou ressemblerait de près à cette bravade. J'imaginerais une femme vêtue de noir qui, aux toutes premières heures d'une matinée d'hiver sombre, entrerait dans une petite ville frontalière [...]. Elle pousserait la porte d'un café au coin d'une étroite place endormie, s'installerait près de la fenêtre, à côté d'un calorifère. La patronne lui apporterait une tasse de thé. Et en regardant, derrière la vitre, la face tranquille des maisons à colombages, la femme murmurerait tout bas : "C'est la France... Je suis retournée en France. Après... après toute une vie."»

Mon avis:

 Un roman autobiographique centré sur la relation de l'auteur avec sa grand-mère d'origine française.

Le questionnement sur l'identité, l'appartenance à une culture. A quoi cela tient-il exactement et comment cela influence-t-il l'interaction avec autrui?

Le début est lent. On est bercé par ces veillées sibériennes pendant lesquels l'enfant et sa soeur s'abreuvent de littérature et d'histoire françaises et où l'imagination vagabonde et se crée un monde autre que celui dans lequel ils vivent au quotidien.

La personnalité de la grand-mère est tout à fait fascinante dans sa dignité indéfectible même dans les pires situations de souffrance.

Nous survolons l'adolescence et les premiers émois de la puberté avant de passer à l'âge adulte avec son lot de révélations bouleversantes.

Le portrait que Makine peint de son pays est très (trop?) réaliste. Certains passages sont durs mais l'on sent beaucoup de sincérité dans l'énergie de cette plume.

Makine vit son roman et le fait vivre à son lecteur. La fin quant à elle est très touchante.

A noter que l'auteur a reçu le prix Goncourt et le prix Médicis pour ce livre publié en 1995.

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Par Jémlyre - Publié dans : Romans contemporains - Communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 24 janvier 2011 1 24 /01 /Jan /2011 14:59

En partenariat avec Scrineo jeunesse:

 

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4è de couverture:


Paris, hiver 1190. Débarqués au cœur de la plus grande ville du Monde connu, le jeune Roland, Mathilde, Ruppert et Salim poursuivent un double but: retrouver William le Ténébreux, l’ami disparu, et découvrir les secrets de Vlad, le maître vampire.

Ce démon est-il réellement mort dans les forêts anglaises, ou attend-il son heure pour frapper encore ? Pire encore, un traître se cache-t-il parmi les quatre aventuriers, comme tout semble l’indiquer? Happés par le tumulte populaire de la Fête des Fous, Roland et ses compagnons vont croiser nombre d’individus pittoresques.

Cérémonies noires, complot royal, créatures infernales, prophéties du Livre des Peurs, tous les ingrédients d’un mélange fatal sont réunis pour sceller le sort de nos héros. Pourtant, ils sont des Haut-Conteurs et ne reculeront pas, jusqu’à vaincre ou périr. Roland « Cœur de Lion » en tête.

Le Mal rôde, la mort avance masquée. C’est la fête des ombres, c’est la fête des fous !

 

En partenariat avec les éditions 10/18:

 

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4è de couverture:


Cora n'est pas prête. Pas prête pour la maison de retraite. Pas prête pour s'endormir mollement en attendant le lendemain. Alors, quand ces enfants décident de la mettre à l'hospice, la vieille dame de 82 ans au tempérament de feu, ne va pas s'en laisser compter. Obèse, elle fume comme un pompier et se bourre d'anti-dépresseurs de toutes sortes. Les premiers jours sont pour le moins difficiles. Mais peu à peu, Cora commence à émerger et se lie aux autres pensionnaires, qu'elle ne porte pas vraiment dans son coeur... Excepté Vitus, un homme élégant, d'origine polonaise, au charme dévastateur. Tout en décrivant sa vie présente dans un carnet, Cora raconte son douloureux passé : la vie à la ferme, la disparition d'une soeur et sa liaison avec Edouard puis sa fuite, la mort prématurée de sa fille. Car la vie de Cora est aussi pleine de souvenirs douloureux que de joies à venir... Elle tombe amoureuse de Vitus, et annonce son mariage à ses enfants atterrées et sous le choc. Car l'homme n'est pas celui qu'il prétend être...

Par Jémlyre - Publié dans : News
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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 18:28

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4è de couverture:

Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Mon avis:

J'ai enfin lu ce livre tant adulé par les blogueurs !
Il m'a fallu plusieurs mois pour le faire car je l'ai lu en deux temps. Un premier temps pendant lequel l'écriture poétique et originale de Martinez m'a emportée. Un univers coloré, fantastique qui aide l'héroïne à supporter la dure réalité de son quotidien. C'est tellement bien écrit que l'on arrive aisément à imaginer toutes ces étoffes et à visualiser les personnages.
La légendaire jalousie des femmes est bien décrite ainsi que les relations humaines telles qu'elles peuvent être dans des régions plutôt isolées, où s'intéresser à la vie du voisin fait partie des rares loisirs que l'on peut se permettre.
J'ai donc repris la lecture de ce roman après une longue pause, d'une part par manque de temps , d'autre part parce que la partie qui décrit le soulèvement populaire et les batailles m'a semblé être quelque peu en rupture avec la magie des premières pages.
Ceci dit, c'est une partie qui ne manque pas d'intérêt et qui décrit aussi très bien le contexte social de cette époque là en Andalousie.
Frasquita erre et entraîne avec elle ses pauvres enfants. Chacun doté d'un caractère particulier.
La relation entre le fils aux cheveux roux et son père est particulièrement intéressante.
La fameuse boîte contenant le secret magique continue à se transmettre d'une fille à l'autre au moment de la puberté. Mais que représente donc cette boîte ? Ne serait-ce pas ce qui aide ces filles à supporter leur condition féminine entre autres ?
N'oublions pas que la narratrice est une des filles de Frasquita. Rompant avec la tradition orale des femmes de sa lignée, elle décide d'écrire enfin l'histoire de sa famille qui lui a été contée. Tissée, brodée avec des couleurs magnifiques, sûrement pour atténuer la douleur que pourraient occasionner des révélations trop crues, trop vraies...
Difficile de faire la part des choses entre la réalité et la fiction mais c'est là que réside le charme du roman qui malgré tout peine à voiler complètement ce qui semble être une colère contenue.

 

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Par Jémlyre - Publié dans : Romans contemporains - Communauté : Les lectures de Florinette
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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 13:57

*En partenariat avec harmonia prod (pour le film) et le Diable Vauvert éditeur:

 

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Résumé:

 

Les peuples nomades de la terre se sont regroupés sur les trois pics de la montagne de Pan-Kaïa, un ancien cratère. Ils vivent dans des cités reliées entre elles par deux viaducs à la circulation limitée, protégées des terribles Khalibans par une ceinture impénétrable de nuages. Sisam et Helya sont amis. Mais un destin malheureux va les séparer. Ce ne sera qu'une fois adulte qu’ils pourront se retrouver et découvrir ensemble le secret des Âmes-Sœurs : le secret des myrihandes.



Myrihandes est une légende épique sur les Âmes-Soeurs, premier volet d’une trilogie. Un roman d’aventure fantastique qui vous met la tête dans les nuages. Le mythe des âmes sœurs y est revisité, pour le plus grand plaisir des pré-ados et des ados. Une manière idéale d’aborder mine de rien des valeurs telles que l’amitié, l’amour et le respect. Une épopée dans un univers à la croisée des chemins de l'Iliade, de l'Odyssée et de Dark Crystal. Un projet titanesque développé en parallèle pour l'édition et le cinéma.

 

  *En partenariat avec les éditions Kyklos:

  

 

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4è de couverture:

 


À Sienne, de nos jours, deux frères au tempérament opposé sont amenés à enquêter sur les traces d'une mystérieuse école d'alchimie disparue depuis le XVIème siècle.

 

Propulsés au cœur même d’énigmes liées au savoir ancestral, Luca et Francesco auront-ils suffisamment d'habileté pour déjouer les pièges et surmonter les difficultés afin de retrouver l'école d'Antélius, dont les origines se perdent dans la nuit des temps ?

Recoupant les connaissances expérimentales des premiers alchimistes et les acquis de la génétique moderne, l'auteur nous livre un grand roman d’aventures à la croisée des chemins entre science, histoire, ésotérisme et spiritualité.

 

 

 

Par Jémlyre - Publié dans : News - Communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 16:41

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Présentation de l'éditeur:


Tombé sous le charme de Clémentine Laginska, la femme de son meilleur ami, le comte Thaddée Paz n'a pas d'autre solution que de s'inventer une maîtresse pour ne pas succomber à la tentation...

Mon avis:


Petit roman lu très rapidement et qui m'a permis de me replonger le temps d'une soirée dans l'ambiance de la comédie humaine balzacienne.
Dans ces quelques pages il s'agit d'amour. Un amour très particulier auquel on a peur de céder. Alors, tous les stratagèmes sont bons pour éloigner l'être aimé alors que c'est plutôt le contraire que l'on voudrait.
Il semblerait qu'il y ait au moins une note autobiographique dans "la fausse maîtresse", faisant référence à une histoire d'amour compliquée vécue par l'auteur lui-même.
Fidèle à lui-même Balzac fait de belles descriptions, pas forcément longues cette fois-ci. Après avoir bien posé le cadre historico-politique du récit, il décrit les lieux et les personnages avec la minutie à laquelle il nous a habitués.

 

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Par Jémlyre - Publié dans : Littérature classique - Communauté : Chronique de nos lectures
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