Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 15:37

Livre lu dans le cadre du challenge Partage Lecture

 

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4è de couverture:

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.

 

Mon avis:

Depuis le temps que l'on me parle de « L'ombre du vent », je commençais presque à culpabiliser de ne pas l'avoir encore lu !
C'est à présent chose faite !
Ce qui frappe en premier, c'est la photo de couverture qui est identique dans les deux éditions broché et de poche. Un homme tenant un enfant par la main, la brume, les visages indistincts. En somme, beaucoup de mystère.
J'ai personnellement été fascinée par cette photo que je me surprenais à regarder religieusement à chaque début ou fin de lecture.

Pour ce qui est du contenu, la plume très habile de Ruiz Zafon prend quasi possession de l'esprit du lecteur. Le récit est envoûtant, captivant. Je l'ai lu en un rien de temps car avide de connaître la suite des événements.
Les personnages ont peuplé mon imagination pendant quelques jours. C'est dire comme l'auteur excelle dans l'art de « donner vie » à ses personnages dont le plus marquant pour moi était Fermin avec ses répliques incroyablement justes et hilarantes.

Ceci dit, une fois le livre refermé, mon avis était plutôt nuancé. Certes, l'histoire est magnifiquement racontée mais le fond n'a rien d'original si l'on y voit de plus près.
La parallèle avec le maître et Marguerite sur la 4è de couverture était plus que prometteur pour moi, mais au final, ayant lu le livre de Boulgakov, je ne vois pas où se situe la comparaison.
Coubert n'est finalement pas si présent dans le livre et est loin d'avoir les facéties du diable du livre de Boulgakov.
Ne serait-ce pas cette atmosphère de livres qui nous séduit tant dans ce roman ? Cela expliquerait-il que beaucoup d'entre nous aient été subjugués ?
Au final, le point fort de « L'ombre du vent », à mon sens, c'est la plume de l'auteur et son habileté à créer de rien, toute une ambiance magique à donner des frissons.

 

Les avis des membres de Partage Lecture

Par Jémlyre - Publié dans : Romans contemporains - Communauté : Chronique de nos lectures
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 17:35

Lu dans le cadre du challenge Partage Lecture

 

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 4è de couverture:


Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 70. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d' histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l' action." En l' espace de quelques jours, l' atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microscome totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui- même totalement pris par son personnage.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration?

Mon avis:

Livre vite lu vu le découpage en petits chapitres et l'utilisation d'un style d'écriture simple, très accessible.
Traduit de l'américain, il me rappelle d'ailleurs la structure des livres américains pour adolescents que j'ai pu lire il y a quelques années en arrière.
L'objectif du livre est manifestement de faire passer un message mettant en garde contre le risque d'embrigadement de jeunes (ou pas) dans des mouvements obéissant à une certaines idéologie.
Les adolescents ayant une propension à « vouloir s'intégrer » et à « s'identifier » sont probablement plus fragiles et plus susceptibles d'être manipulés mais cela n'exclut pas les plus âgés.
Une mise en garde aussi contre le risque que l'histoire se répète si l'on n'est pas assez vigilant.

Livre didactique à conseiller aux jeunes autour de vous.

 

Les avis des membres de partage lecture

 

 

 

Par Jémlyre - Publié dans : Romans contemporains - Communauté : Chronique de nos lectures
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 17:15

Livre lu dans la cadre d'une lecture commune sur Partage Lecture

 

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4è de couverture:


Dans l’East End, banlieue sinistrée du sud-est de Londres, le danger et la violence sont l’ordinaire. Susan y joue des seules armes dont elle dispose : l’humour et l’amour infini qu’elle porte à Barry, son mari, le caïd à la gueule d’ange. Mais Barry ne sait pas l’aimer,
et la frappe à la moindre contrariété.
Un soir, dans un acte désespéré, Susan lui fait éclater le crâne à coups de marteau. Sa seule certitude, c’est d’avoir protégé ses quatre enfants d’un monstre. Eux, au moins, lui auront échappé.
On la transfère dans la cellule de Matilda Enderby, meurtrière elle aussi.
Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. Personne n’aurait pu prédire quelles conséquences aurait leur rencontre...

Mon avis:


Contrairement à d'autres lecteurs, le langage certes cru ne m'a pas du tout choquée (on entend pire de nos jours dans la rue et à la télé) car il n'est pas hors contexte. J'ai croisé d'autres livres où l'emploi de ce type de langage m'a semblé plus que gratuit.
Il ne faut pas oublier qu'un des atouts majeurs de ce livre est que l'auteur elle-même est originaire de L'East End qu'elle décrit.
Ce n'est pas de la grande littérature et je ne pense pas que c'est ce à quoi l'on s'attend quand on ouvre ce genre de livre mais l'histoire de Susan m'a touchée. Son vécu est celui de beaucoup de femmes à travers le monde. Non, ce livre n'est pas que de la fiction et Cole n'exagère pas.
Quelques passages analysent très bien ce qui pourrait faire que certaines personnes finissent par se résigner face à la violence.
Le livre est divisé en trois parties: l'enfance, la vie adulte et la vie carcérale.
C'est avec plaisir que j'ai dévoré ces nombreuses pages; la longueur étant tout à fait justifiée.
J'ai cependant moins apprécié la fin, trop conte de fée à mon goût mais peut-être que l'auteur a eu besoin de mettre un peu de gaieté dans son livre après tant d'horreurs ?
Par contre, je ne vois pas du tout en quoi c'est un polar ou un thriller...difficile pour moi de classer ce livre. Il semblerait que Cole soit connue pour écrire des thrillers sociaux.
Ce livre est d'un réalisme saisissant. Si vous aimez cela, lancez-vous !
Il s'agit de la femme (plusieurs types de personnalités décrites à travers les personnages), de sa relation avec les hommes, la maternité et les relations familiales.

Les avis des membres de Partage Lecture

Par Jémlyre - Publié dans : Policiers/Thrillers - Communauté : Chronique de nos lectures
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 15:48

Livre lu dans le cadre d'une lecture commune sur le site Partage Lecture

 

4è de couverture: (Folio)

«La porte était close. Le verrou n'opposait toutefois qu'une résistance assez faible et que d'un coup d'épaule j'allais briser... À cet instant j'entendis un bruit de pas ; je me dissimulai dans le retrait du mur.
Je ne pus voir qui sortait du jardin ; mais j'entendis, je sentis que c'était Alissa. Elle fit trois pas en avant, appela faiblement :
- Est-ce toi Jérôme ?...
Mon cœur, qui battait violemment, s'arrêta, et, comme de ma gorge serrée ne pouvait sortir une parole, elle répéta plus fort :
- Jérôme ! Est-ce toi ?
À l'entendre ainsi m'appeler, l'émotion qui m'étreignit fut si vive qu'elle me fit tomber à genoux.»

Mon avis:

Gide est un auteur que j'ai toujours voulu lire mais l'occasion ne s'en était jamais présentée jusqu'à cette lecture commune.
J'ai été ravie par cette découverte.
Il ne s'agit pas d'un roman à rebondissement ni d'une histoire palpitante. Il faut donc passer son chemin si c'est cela que l'on recherche.
Il faudrait à mon avis d'abord lire la biographie de l'auteur pour bien comprendre sa position par rapport à la croyance religieuse.
En effet, dans ce livre, il s'agit de l'influence de la religion (ou plus exactement une des façons d'y croire et de la pratiquer) sur les relations amoureuses.
La porte étroite. Le titre est très parlant car en plus d'être tiré de la bible, il illustre très bien le comportement des deux protagonistes.
Tout est si compliqué pour ces deux êtres qui ne cessent de se lancer des défis et de se fixer des objectifs de plus en plus hauts.
Lui, soucieux de séduire, idéalisant la femme qu'il aime. Celle-ci, indécise, ne sachant visiblement pas trouver un équilibre entre sa foi et son coeur ou aimant beaucoup plus l'idée d'être aimée que l'amour lui-même ?
Le style est parfait. Je me suis délectée de ces échanges épistolaires qui rappellent très bien ce que disait je ne sais plus qui: "Les mots nous ont été donnés pour déguiser notre pensée".,
Sous certains aspects, le livre peut sembler long malgré le nombre de pages plutôt négligeable. Il pourrait même agacer certains lecteurs.Mais n'est ce pas là le but recherché ? Une façon silencieuse de "critiquer", de montrer comment certains peuvent se compliquer gratuitement la vie avec certaines croyances religieuses ou pas et ce sans que l'auteur ne s'implique directement.
Ceci dit, la relation entre les deux concernés aurait-elle duré si elle avait été "consommée". Certains ayant tendance à courir après un idéal beaucoup plus qu'une personne.
Cependant, je pense avoir très mal compris la fin du roman.Qu'a donc fait Alissa ?

Les avis des membres de Partage Lecture

 

 

Par Jémlyre - Publié dans : Littérature classique
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 17:23

Livre lu dans le cadre de l'opération masse critique de Babelio que je remercie chaleureusement.

 

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4è de couverture:

Eugénia Patrizia Solda nous plonge dans la France des années 60. A dix-sept ans, elle étouffe dans une famille dont elle ne peut accepter l’étroitesse et l’hypocrisie et se retrouve aussi confrontée à une société de classes, encore bardée de rejets et où elle, la Ritale, peine à trouver des repères. Avec une finesse et une justesse qui donnent le ton de ce livre, elle nous décrit une France ouvrière(….), la France d’avant mai 68 où sont déjà perceptibles les frémissements et la révolte d’une jeunesse qui rêvait de briser les carcans. Quelques jours dans la vie d’une femme, une errance, des amours , des rencontres dans les rues et les nuits de Paris, une ville magnifiquement décrite, et surtout une quête : celle d’une presque femme à la recherche d’ailleurs impossibles, et surtout en quête d’elle-même dans un univers où son corps de femme lui est prison, et où elle sait que si elle ne veut pas se perdre, il lui faut « se battre, mordre et survivre ».

Mon avis:

 

Avec cette lecture, j'ai découvert un auteur et une maison d'édition.

Récit autobiogaphique faisant suite à: Itinéaire d'une délinquante juvénile, ce livre se laisse lire facilement. Le style clair et concis contribuant à en rendre la lecture plus qu'agréable.

Assoifée de liberté et désirant quitter le carcan familial, tout en ne sachant pas précisément ce qu'elle recherche, Patrizia fugue. Elle va à Paris, cumule les postes de travail épuisants et temporaires et expérimente la précarité.

N'ayant souvent pas de toit pour s'abriter la nuit, la quête d'un lit sera à chaque fois pour elle une occasion de faire des rencontres.

Il faut dire qu'elle a bien de la chance de rencontrer des gens plutôt bienveillants car nous n'osons pas imaginer tous les dangers qui guettent une jeune fille seule dans une si grande ville. Les choses étaient-elles différentes dans les années soixante ? Y avait-il plus de sécurité ?

La question de la sexualité est à peine effleurée mais l'épisode du rapport avec l'homme oriental met l'accent sur le droit féminin au plaisir sexuel. Patrizia s'affirme en tant qu'être maître de ses désirs même si le poids des convenances reste fort ne serait-ce qu'inconsciemment.

Au delà de ses péripéties en France, j'aurais aimé en savoir plus sur la pensée de Patrizia. Elle semble être une personne intéressante ne manquant pas de conversation.

Elle lit des auteurs réalistes, ce qui n'est certainement pas étranger à son désir d'émancipation.

De ce côté là, je trouve que le livre manque de profondeur. Nous en savons également très peu sur elle et Phait. La fin du livre est assez rapide et peu détaillée.Peut-être ceci sera-t-il fait dans le prochain tome ? J'ai cru comprendre qu'il y en avait un.

En somme un grand merci à Babelio pour cette sympathique découverte et ces bons moments de lecture agrémentés par les photos de Patrizia et son joli sourire.

Je pense lire « itinéraire d'une délinquante juvénile » dès que possible.

Par Jémlyre - Publié dans : Lectures en partenariat
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